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Touadéra officiellement réélu, la Minusca critiquée

18 janvier 2021

La Minusca défend son action en Centrafrique alors que la réélection du président Faustin Archange Touadéra a été proclamée par la Cour constitutionnelle.

La Mission de l’ONU a été déployée en RCA en 2014
La Mission de l’ONU a été déployée en RCA en 2014Image : Nacer Talel/Anadolu Agency/picture alliance

La Cour constitutionnelle de la Centrafrique a confirmé ce lundi (18.01) la victoire de Faustin Archange Touadéra à l'élection présidentielle du 27 décembre dernier.

A (re)voir également : Interview avec Faustin Archange Touadéra​​​​​​​

La juridiction suprême a rejeté les recours en annulation des rivaux du chef de l'État sortant qui invoquaient des "fraudes massives". Ils dénoncent également la faible participation, alors que seulement un électeur sur trois est allé déposer son bulletin, surtout en raison de l'insécurité.  

Une situation à laquelle se retrouve également confrontés les Casques bleus de la Minusca, la force onusienne de maintien de la paix en Centrafrique.

Depuis quelques semaines, cette dernière fait l’objet de vives critiques. Dimanche (17.01) une coalition de partis d'opposition (COD-2020) a demandé à l'ONU d'enquêter sur son représentant spécial dans le pays. Elle accuse ouvertement Mankeur Ndiaye, sans apporter de preuves, de soutenir "ostensiblement" Faustin Archange Touadéra.

Mankeur Ndiaye est critiquée par l’opposition centrafricaineImage : Getty Images/AFP/Seyllou

La Minusca "continuera à œuvrer pour le dialogue politique et social entre tous les acteurs sans exclusivité", a répondu dimanche soir, Mankeur Ndiaye dans un tweet.

Protection des civils

Au terme de la résolution 2552 du 15 novembre 2021 à l’initiative de la France, le Conseil de sécurité a prorogé d’un an le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine . Selon cette résolution, la Minusca a entre autres pour mission de protection "efficace et dynamique"  des civils et la délivrance de services de bons offices et d’appui au processus de paix, y compris à la mise en œuvre de l’accord de paix de Khartoum. 

Des blindés de la Minusca dans un quartier de BanguiImage : picture-alliance/AA/H.C. Serefio

Aussi, la mission de l’ONU en RCA pourra également aider les autorités centrafricaines dans la préparation des élections présidentielle, législatives et locales de  fin 2020 en leur "offrant ses bons offices, y compris en favorisant le dialogue entre tous les acteurs politiques, de façon inclusive, afin d’apaiser les tensions durant la période électorale".  Elle pourra également leur fournir un appui en matière de sécurité et un soutien opérationnel, logistique et technique en coordonnant l’assistance électorale internationale. 

Aussi, le Conseil de sécurité l’a autorisée à protéger le personnel et les biens des Nations unies tout en suivant la situation des droits de l’homme sur le terrain. 

Ultimatum de la Minusca

Dans le même temps, les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont quitté la ville ville de Bangassou (située à 750 km à l'est de la capitale Bangui et au sud-est du pays). Ce retrait est intervenu à l’expiration de l’ultimatum fixé quelques jours plutôt par la Minusca, selon son porte-parole Vladimir Monteiro.

"Nous protégeons les civils" (Vladimir Monteiro)

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Au cours de l’interview qu’il a accordée à la DW, Vladimir Monteiro réitère la position de l’ONU au sujet du respect de l’accord de paix de Khartoum, signé en 2019 entre le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et quatorze groupes armés et facilité par l’Union africaine. Il indique aussi que les actions militaires des Casques bleus s’inscrivent dans le cadre de la résolution 2552 du 15 novembre 2021.

Cliquez sur la photo (ci-dessus), pour écouter l’intégralité de l’interview.

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